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Joignez-vous à la conversation! Les membres sont invités à réagir au mot du président et aux prises de parole du Collège des médecins. Nous diffusons dans cette page les commentaires reçus dans la dernière semaine. Les commentaires reçus font l'objet d'une révision linguistique sommaire sans que l'essence du message ne soit dénaturée.
Votre pratique subit-elle les contrecoups des publicités pharmaceutiques?
Vous voulez nous soumettre un message? Écrivez à communications@cmq.org.
Êtes-vous favorable à une consultation nationale sur le réseau de la santé?
En tout, 21 messages ont été envoyés en réponse à la question : 16 sont pour une consultation, 3 sont opposés et 2 avis sont neutres.
Prenez note que certains messages sont écourtés pour laisser la place à l'expression de plusieurs points de vue.
Oui je suis favorable à une consultation des médecins sur le réseau de santé québécois. Il est plus que temps de parler à ceux et celles qui œuvrent sur le terrain pour comprendre les vrais enjeux (et non faire valoir les agendas politiques). Ceci aurait dû être fait depuis longtemps.
Il faut comprendre les vraies causes des difficultés d'accès aux soins. Les vraies raisons pour lesquelles la médecine de famille est de moins en moins attrayante. Les vrais enjeux poussant les médecins à exercer hors-RAMQ.
Il faut donner la voix à tous (médecins spécialistes, omnipraticiens, dans le réseau public, hors-RAMQ, étudiants, résidents, etc.). Il faut absolument éviter de faire des accusations injustifiées, de faire des généralisations et de la propagande, de manipuler l'opinion publique, et d'utiliser les médecins comme pions et bouc émissaires pour les problèmes du système de santé. Il faut dire les vraies choses, et corriger les faussetés qui ont été véhiculées dans les médias et dans le webinaire du CMQ.
J'espère de tout cœur que cette consultation aura lieu et que les faits ne seront pas modifiés, censurés ou biaisés pour remplir un agenda politique.
- Tao Tao, M.D.
Je suis favorable
- Martin St-André, M.D.
Ben oui, c’est une évidence que nous en sommes rendus là depuis longtemps.
MERCI de supporter +++ cette idée pour que ça se réalise au plus vite.
- Jean-Paul Praud, M.D.
Le collège a déjà dit: « redessinez-moi un collège. » Il est temps de repenser totalement le système de santé du Québec et l’adapter aux besoins actuels de la population mais également aux réalités de 2025. Cela nécessitera des modifications significatives des relations des travailleurs, professionnels ou non, qui œuvrent dans le système avec l’employeur ainsi qu’un contrat social et de fonctionnement des médecins avec le gouvernement. Il est temps de revoir les rôles, les responsabilités, les obligations ainsi que les niveaux et modes de rémunération des médecins du Québec.
- Marc Couturier, M.D.
En faveur.
- Luc Morin, M.D.
En 1977, un acolyte de Jean Rochon me fit part de l'orientation du gouvernement envers la santé en cette parole: « - Nous avons aboli le pouvoir religieux, nous allons abolir le pouvoir médical. - » Cette mission secrète semble toujours exercer sa présence au Québec.
- Richard Nelson, M.D. , chargé du projet de René Lévesque en 1978 d'élaborer un système de santé en harmonie avec la culture et les traditions des Nations autochtones.
Je suis favorable à une consultation publique sur les soins de santé au Québec. Les ressources actuelles peinent à fournir, et les besoins seront grandissants. Les nouvelles technologies pourraient nous soutenir mais elles ne sont pas disponibles ici. De nouveaux traitements prolongent la vie mais prolongent-ils toujours la qualité de vie ? Est-ce que les québécois sont prêts à entendre parler de pertinence ? Il faudrait poser ces questions.
- Anaïs Lauzon-Laurin, M.D.
Arrêtez de sonder, arrangez-le!
Au lieu d’entendre une fois de plus nos frustrations, envoyez des ingénieurs de procédé chez les vrais clients du système (oui les médecins, les GMF, et les hôpitaux, etc., les victimes collatérales des trajectoires de soins établies dans des bureaux par des gestionnaires volants!) pour régler les mauvaises communications systématiques qui n’ont jamais été optimisées suite à leur implantation.
Les médecins et leurs associés ont déjà dit à maintes reprises ce qui ne marche pas: mais qui prend charge de le réparer ?!?
De faire 10 communications pour une simple ref en ortho pour une simple fracture de cheville au lieu d’un CRdS efficace et compétent.
De ne pas comprendre des résultats de laboratoire et déranger des collègues pcq ils sont mal rédigés par le SIL au départ, et personne n’y peut rien.
De se présenter 5 fois en 6 mois pour une salle d’opération de tunnel carpien, avec 5 pré-op pour finir au privé pcq ça fait trop mal.
Combien d’économie (temps et argent) si efficience de base dans les processus.
- Nathalie Beaumon, M.D.
S’ouvrir sur les autres provinces.
Oui je suis favorable à prendre en considération et consultation les autres provinces du Canada.
Il faut s’ouvrir et profiter de leur capacité, peut-etre plus inné à se projeter dans le futur des décisions à long terme car impact sur nous tous à long terme.
- Josée Belanger, M.D.
Non! Trop c'est trop. Consultation après consultation, rien n'a changé. Nous connaissons les réponses à nos problèmes : remédier aux soins primaires - augmenter considérablement le nombre de médecins de famille :
1. payer aux médecins de famille un salaire de spécialiste.
2. annuler toutes les licences PREMS/PEMS/AMPs/sectorielles.
3. arrêter de dénigrer la médecine de famille - empêcher le gouvernement de mentir sur les médecins de famille (par exemple, paresseux, ne travaillant pas en dehors des heures de pointe, mensonges, mensonges et encore mensonges...).
- J.G. Pratt, M.D.
Note de l’édimestre : un outil d’intelligence artificielle a été utilisé pour traduire ce message.
Oui
- Denis Harris, M.D.
Je suis favorable à une consultation nationale sur le réseau de santé. Les médecins connaissent le système de l'intérieur et en ont à dire sur le fonctionnement actuel du dit système.
- Anne-Marie Cossette, M.D.
100% d’accord avec ça.
Je suis à la retraite depuis le 1er décembre 2024, après 50 ans de pratique. J’aurai tout vu.
- Yvon-Jacques Lavallée, M.D.
J’appuie la pertinence d’une consultation nationale sur le réseau québécois de la santé, à condition que la santé des soignants soit un aspect considéré, car leur engagement est un élément déterminant de l’accessibilité, de la qualité et de la continuité des soins et des services.
- Yves Tremblay, M.D.
Pas favorable à une consultation nationale.
Steve Jobs n’a pas consulté le public pour proposer son iPhone. Nous n’avons pas à consulter. Sans être des visionnaires, nous savons tous déjà qu’il faut mettre en place un système apprenant pour faire disparaître la bureaucratie, les silos existants et équiper les bénéficiaires d’une application sur leur iPhone pour qu’ils puissent participer à leur rétablissement et au maintien de leur santé.
Il faut proposer un système apprenant, et Geneviève Biron y tient, c’est la bonne nouvelle, et développer des outils électroniques pour que le patient puisse suivre à partir de son iPhone 1) le parcours des demandes diverses qui sont faites à partir d’une visite et des retours sur la visite elle-même au soignant (qui doit aussi apprendre à mieux communiquer); 2) des notes cliniques utiles à partager avec le patient, son entourage et avec tous les autres soignants à impliquer pour suivre la logique du suivi; 3) des informations complémentaires sur les habitudes à changer et les sites pertinents à consulter; 4) les ressources communautaires à connaitre pour améliorer ces habitudes; 5) des possibilités encadrées de faire leur propre demande de tests pour les maladies chroniques dont les plans de suivi sont déjà établis, etc.
Bref, informer adéquatement en apprenant à le faire et en ouvrant les systèmes* pour favoriser la participation avec cet outil programmé pour le iPhone. Mots-clefs: intégration, participation.
- Suzanne Lamarre, M.D.
*Un système ouvert est un système apprenant de bas en haut et de haut en bas tout en maintenant sa stabilité en se réorganisant, en s’ajustant sans cesse. Un système fermé est un système bureaucratique qui se maintient pour lui-même. C’est le modèle illustré dans les Douze travaux d’Astérix, la maison qui rend fou.
Consultation: OUI!
- André Renaud, M.D.
Favorable
- Aïcha Merouani, M.D.
Encore un exercice futile, politique, stérile pour amuser la galerie pendant que les problèmes sont si évidents et connus et que rien n’est fait pour les améliorer. Le système de santé, comme le reste de l’économie québécoise, souffre du mal profond d’un manque de productivité et d’efficacité. Ce système a été envahi par une lourdeur administrative, une bureaucratie envahissante, des structures contraignantes, des systèmes informatiques non performants, et est aussi habité par des porteurs de valises inutiles qui n’ajoutent rien aux soins dispensés. Mais c’est surtout le manque d’implication, d’efficience et d’imputabilité de toutes les personnes travaillant dans ce réseau de la santé qui fait aussi défaut : quand tout est de la faute du système mais de personne, il y a là déjà une piste de solution.
Il est vrai que certains travailleurs de la santé soutiennent le réseau à bout de bras. Mais ils sont malheureusement devenus une minorité face à tous les autres qui travaillent à leur vitesse personnelle pour dispenser des services à la population et à un rendement qui ne fait l’objet d’aucune mesure de performance. Et j’inclus aussi là-dedans des médecins qui ne donnent malheureusement pas le potentiel qu’on serait en droit de s’attendre comme rendement de services dans le réseau.
À qui la faute? Notre système de santé s’est ankylosé par des années de réformes, de règles, de règlements, d’obligations, de contraintes. Même la pratique médicale est devenue trop lourde pour les médecins dans ce système public et ce, avant même d’avoir vu un seul patient. Il y a aussi là matière à réflexion.
Et Santé Québec n’y changera rien si ce n’est que de dépenser encore plus l’argent des québécois !
- Jacques Desroches, M.D.
Bien sûr une consultation est normale. Alors qu’il faut mettre entièrement en question les PREMs du gouvernement. C’est la politique qui nous distingue le plus des autres juridictions, et qui empêche surtout nos médecins de travailler de façon libre et qui répondent aux besoins actuels. Ayant travaillé en dehors du Québec, il n’y a aucune question que c’est l’environnement restrictif des PREMs qui mène le burn-out ainsi que l’arrivée du privé.
- Joseph Darcel, M.D.
Ouiii
- Pierre Lapointe, M.D.
Oui je suis d'accord
- Samia Attia, M.D.
Vos réactions sur le webinaire sur la place du privé en santé
J’ai regardé le webinaire du 17 mars et j’avoue que j’ai été déçu par le fait qu’il n’y avait aucun représentant du privé pour s’exprimer sur le sujet.
J’ai eu le sentiment que tout était déjà joué d’avance et que vos décisions étaient déjà prises aussi.
Je suis dans le privé depuis maintenant 1 mois et demi. J’ai 55 ans, je me suis battu pendant plus de un an pour essayer de rester dans le public et de ne pas abandonner mes patients. Je voulais faire uniquement de la prise en charge sans faire ces AMPs inintéressantes pour moi et délétères pour un bon suivi de mes patients. Malheureusement, je me suis retrouvé face un mur administratif avec mes DRMGs, mon GMF, le CMQ et la FMOQ. Tout le monde s’est renvoyé la balle et personne n’a voulu prendre en compte mon problème au sérieux. On m’a proposé de voir un psychologue!
Surtout comme je refusais de faire ces AMPs pour mon bien et pour le bien de mes patients, on m’a menacé de me retirer un tiers de mon salaire! Voilà l’aide du réseau public.
J’ai eu le sentiment que l’on m’a traité comme un moins que rien.
On m’a même dit que ce n’était pas grave si je quittais mes patients et ce malgré le contexte actuel de manque de médecins pour la prise en charge.
Pour moi, il y a eu un manque total d’objectivité et de professionnalisme de la part de mes supérieurs et du système public. J’ai vraiment senti que j’étais face à des gens de pouvoir et pas à des gens sensés trouver des solutions.
Voilà, j’ai abandonné mes patients avec tristesse mais ils ont bien compris les raisons de mon départ (je ne leur ai pas menti et je les ai appelés un par un pour leur expliquer).
Je travaille dans le privé et tout se passe bien et j’ai de nouveaux patients qui sont ravis d’avoir un médecin à leur écoute.
Je ne me sens pas inutile du tout et j’ai le sentiment d’être respecté!
Je vous présente mes salutations distinguées.
- Jérôme Lopez, M.D.
Il est évident que le système de santé au Qc en 2025 est en échec total : l'accessibilité aux soins est enjeu majeur +++
Je ne vois pas en quoi la pratique privée qui va nettement améliorer l'accessibilité aux soins est un problème? Il est illusoire de continuer à penser qu'un système de santé qui a été conçu il y a 50 ans va être fonctionnel aujourd’hui avec une réalité populationnelle complètement différente et des besoins en santé publique nettement plus élevés.
Alors : oui j’aimerai qu’on libéralise le privé au QC : bien que ma spécialité soit une surspécialité de pointe qui nécessite un plateau technique qui n’est offert qu’au public et je ne serai jamais en mesure de travailler au privé mais mon avis est pour améliorer la santé au QC et non pour mon intérêt personnel.
- Wissal Ben Jmaa, M.D