NOVEMBER 18, 2022

Porter le masque, une question de responsabilité sociale

SHARE

Dimanche dernier, le Collège a lancé un appel à la population qui a fait grand bruit dans les médias. Notre recommandation sur le port du masque dans les lieux publics fait appel à la responsabilité sociale, la mienne, la vôtre et celle de l’ensemble des citoyennes et citoyens. Nous saluons également les recommandations émises par la Santé publique, mardi dernier, qui abondent dans le même sens. Ces mesures de protection sont incontournables alors que nous approchons de la période des Fêtes, particulièrement propice à la propagation des virus. 

Depuis plusieurs semaines déjà, les voyants sont au rouge. Les cas d’infections virales infantiles se multiplient partout. Les variants de la COVID-19 continuent d’infecter toutes les tranches de la population, pendant que l’influenza gagne du terrain. Alors que la saison froide débute à peine, le personnel soignant est déjà sous forte pression.  

Positionnement sur l’aide médicale à mourir

Aujourd’hui, le Collège est présent devant le Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir (AMM) pour partager son avis sur le volet handicap. Nous avons maintes fois réclamé l’harmonisation des lois québécoise et canadienne encadrant l’AMM. La discordance entre les termes employés dans l’une et l’autre loi est source de confusion et engendre des iniquités pour les patients. Il ne peut y avoir deux lois pour une même souffrance.

Notre passage devant le Comité est aussi une occasion de rectifier les interprétations qui ont circulé, surtout dans les médias canadiens anglophones, concernant notre position sur l’accès à l’AMM pour les 0-1 an. 

Soyons clairs. Le Collège estime que l’aide médicale à mourir pourrait être envisagée dans des situations exceptionnelles, lorsque le poupon n’a aucun espoir de survie et que ses souffrances sont inapaisables. Ce positionnement figurait dans le rapport de notre groupe de réflexion, présenté au gouvernement du Québec en décembre dernier, un document rédigé par des experts reconnus sur cette question. 

Malheureusement, la souffrance n’a pas d’âge. C’est d’ailleurs dans cette optique que le Collège réfléchit aussi à la question des mineurs matures (14 à 18 ans), à qui la loi reconnaît le droit de consentir seuls à certains soins, comme l’avortement. Le consentement des parents ou du tuteur est toutefois obligatoire lorsque les soins représentent un risque sérieux pour la santé du mineur.