MAY 27, 2022

Partie remise

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L’ajout du volet sur les handicaps neuromoteurs au projet de loi no38 sur l’aide médicale à mourir (AMM) était une avancée. Nous sommes déçus de son retrait. Il aurait permis aux Québécoises et aux Québécois de bénéficier des mêmes options de soins de fin de vie que celles offertes au reste de la population canadienne.

Comme plusieurs, nous avons eu la surprise de voir ce volet apparaître dans le projet de loi déposé mercredi. C’était notre demande en commission parlementaire et celle formulée plus tard dans le rapport de notre groupe de réflexion. Mais ce n’est que « partie remise », promet Christian Dubé. Il y tient. Nous aussi.

Nous respectons la volonté des parlementaires de prendre le temps d’étudier sereinement le volet des handicaps neuromoteurs.

Nous saluons par ailleurs les avancées touchant au consentement anticipé, à la disparition du critère de fin de vie et à l’autorisation pour les IPS d’administrer l’AMM.

Le Collège souhaite la nécessaire harmonisation des lois provinciale et fédérale sur l’AMM. Sur le terrain, les centaines de médecins qui administrent ce soin sont des témoins impuissants, dans certains cas, de la souffrance de leurs patients atteints de handicaps neuromoteurs. Ils veulent que ces patients disposent des mêmes options de soins de fin de vie que celles autorisées dans le reste du pays.

Nous réitérerons notre position en commission parlementaire au cours des prochains jours. Pour nous aussi, ce n’est que partie remise.

Adoption du projet de loi no96

Nous prenons aussi acte de l’adoption du projet de loi no96 sur la langue française. Nous avons exprimé nos préoccupations quant aux possibles impacts de cette loi sur la relation patient-médecin. Nous demeurerons très vigilants, afin de nous assurer que tous les patients comprendront leur médecin et seront compris par celui-ci. Partout et en toutes circonstances.

Entente entre le gouvernement et la FMOQ

Nous saluons l’entente intervenue entre le gouvernement et la FMOQ, estimant que c’est un pas dans la bonne direction pour améliorer l’accessibilité aux soins de première ligne. C’est aussi un premier geste pour revaloriser la profession de médecin de famille et donner l’envie aux étudiantes et étudiants en médecine de choisir cette voie. Nous croyons que les patients seront les premiers à en bénéficier.

Notre histoire

Le Collège célèbre 175 ans d’histoire cette année ! Vous en avez peut-être déjà découvert quelques pans grâce à notre balado, dont le troisième épisode est accessible dès aujourd’hui. Il porte sur le premier code de déontologie et la création du conseil de discipline, devenus des assises de notre système professionnel.

Cordialement,

Mauril Gaudreault, M.D.