MAY 13, 2022

Nos indispensables alliés

SHARE

Elles et ils sont plus de 80 000 à veiller sur la santé des Québécoises et des Québécois. En cette Semaine de la profession infirmière, le Collège souligne la contribution exceptionnelle des infirmières et infirmiers du réseau de la santé. À ces précieux collègues qui ne ménagent aucun effort pour prodiguer les meilleurs soins possibles à la population, un immense et sincère merci!

Nous faisons équipe

Alors que la collaboration entre nos deux professions est vitale sur le terrain, les liens entre nos ordres professionnels sont tout aussi importants. Le Collège collabore activement avec l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) depuis de nombreuses années et de diverses façons. Cette collaboration connaît actuellement un bel essor. Pensons à des avancées comme le droit de prescrire des infirmières et infirmiers. Pensons aussi à la reconnaissance désormais accordée aux infirmières praticiennes spécialisées et infirmiers praticiens spécialisés (IPS). Durant la pandémie, nous avons notamment travaillé ensemble, avec l’OIIAQ, à la publication d’un rapport d’enquête sur les événements survenus dans deux CHSLD. Au-delà de nos professions respectives, c’est toute la population qui profite de cette synergie.

Améliorer l’accès aux soins ensemble

Dans le cadre du Chantier sur l’accès à un médecin et la cessation d’exercice, nous avons souligné l’importance pour les médecins de pouvoir diriger aisément des patients vers d’autres professionnels de la santé et de travailler en interdisciplinarité. Nous croyons que l’optimisation du rôle des infirmières cliniciennes et infirmiers cliniciens, ainsi que des IPS, est l’une des mesures les plus pertinentes pour renforcer la première ligne. 

C’est en permettant aux infirmières et infirmiers de déployer tout leur potentiel et d’assumer le leadership qui leur revient, en collaborant avec les patients, les médecins et les autres professionnels de la santé, que nous améliorerons l’accessibilité et la continuité des soins.

Une formation à la hauteur des défis

Le rehaussement de la formation fait partie de la solution. Au printemps dernier, lors des États généraux de la profession infirmière, nous avons déposé un mémoire dans lequel nous recommandions fortement, et dans les meilleurs délais, la mise en place du baccalauréat comme norme d’entrée à la profession infirmière, tout comme le préconise l’OIIQ. L’expertise infirmière doit être reconnue à sa juste valeur.

La complexité grandissante des soins, le vieillissement de la population, la diversité des milieux de pratique, le haut niveau d’autonomie et de responsabilisation requis appellent ce besoin de rehausser la formation, comme cela fut fait avec succès dans d’autres provinces canadiennes et ailleurs dans le monde. Il s’agit d’un enjeu crucial pour assurer non seulement l’accessibilité, mais aussi la qualité et la sécurité des soins offerts à la population. 

Ensemble, donnons-nous les moyens de valoriser encore davantage le rôle essentiel des infirmières et infirmiers, nos alliés de tous les instants.

Mauril Gaudreault, M.D.