24 OCTOBRE 2017

Nouveaux outils pour la prévention et le traitement des ITSS

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Le Collège des médecins du Québec invite les professionnels de la santé qui sont appelés à intervenir dans le domaine du dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) à prendre connaissance des documents suivants publiés récemment par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Guide québécois de dépistage des ITSS (mise à jour 2017)

La mise à jour 2017 du Guide québécois de dépistage des ITSS propose des outils pour soutenir l’intervention préventive relative aux ITSS. Cette mise à jour est basée sur les données scientifiques les plus récentes et adaptée au contexte québécois (épidémiologie, organisation de services, etc.). 

Les principaux changements sont les suivants :

  • Prélèvements et analyses recommandés en fonction de l’infection recherchée chez les personnes asymptomatiques (dépistage) :
    • ajout des analyses recommandées pour le dépistage de la lymphogranulomatose vénérienne;
    • précision sur les analyses complémentaires réalisées par le laboratoire de santé publique du Québec lorsqu’une infection anorectale à Chlamydia trachomatis est détectée;
    • mise à jour des analyses recommandées pour le dépistage de l’hépatite B et pour connaître le statut immunitaire au regard du virus de l’hépatite B en fonction des situations.
       
  • ITSS à rechercher selon les facteurs de risque décelés :
    • ajout de l’infection à Chlamydia trachomatis aux ITSS à rechercher chez une personne originaire d’une région où les ITS bactériennes, le VIH, l’hépatite B ou l’hépatite C sont endémiques, et chez ses partenaires, si elle est ou a été active sexuellement.

Ce document est accessible dans le site Web du MSSS.

Recrudescence de la lymphogranulomatose vénérienne au Québec : détection et traitement

Une recrudescence de la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) s’observe au Québec : plus de 100 cas ont été déclarés respectivement en 2015 et en 2016. Presque tous les cas rapportés sont des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, dont la majorité sont infectés par le VIH. Les cas se concentrent à Montréal mais la proportion des cas hors Montréal progresse et a atteint 30 % en 2016.

Un nouvel outil vient d’être publié par le MSSS pour soutenir les professionnels de la santé qui détectent et traitent la LGV. L’outil Recrudescence de la lymphogranulomatose vénérienne au Québec : détection et traitement est basé sur l'avis produit par l'Institut national de santé publique du Québec. Il est adapté au contexte québécois et présente les bonnes pratiques en matière de détection et de traitement de la LGV.

Ce document est accessible dans le site Web du MSSS.