AUGUST 26, 2022

Une rentrée qui promet!

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Heureux de vous retrouver à l’aube de cette rentrée, qui en sera une de taille avec l’ambitieuse réorganisation en cours dans le réseau de la santé et l’existence d’enjeux de plus en plus criants, pour les patients et les soignants.

Nous avons beaucoup entendu parler de santé durant toute la période estivale. Bien au-delà du traditionnel débordement des urgences et de l’impact de la fermeture de lits dans les hôpitaux, des problèmes de tout ordre ont été mis en lumière. La vétusté des établissements, les nombreuses ruptures de service ou encore la pénurie de personnel compromettent à certains endroits l’accès à des soins de qualité et sécuritaires.

C’est sans oublier les doléances bien fondées de patients qui n’obtiennent pas de rendez-vous sur l’une ou l’autre des plateformes ou par les guichets d’accès à un médecin. Et lorsqu’ils parviennent à obtenir une consultation, on leur demande parfois de choisir LE problème de santé à aborder parmi tous ceux qui les affligent !

Pour le Collège, tout cela est une source supplémentaire de préoccupation quant à l’accès aux soins de première ligne.

Parlons santé et environnement

S’ajoutent pour le Collège des préoccupations quant à des enjeux environnementaux affectant des milieux de vie, à Québec et Rouyn-Noranda, au sujet desquels nous avons pris position publiquement.

Ces enjeux de santé publique appellent des mesures vigoureuses alors que l’on apprend, par exemple, que l’arsenic est présent à des taux alarmants dans les résidences voisines du lieu d’émission à Rouyn-Noranda.

La plus grande transparence est attendue du ministère de l’Environnement et de la Santé publique sur les données connues qui mettent à risque la santé de la population.

Les informations concernant les ententes de dépassement des normes d’émissions, accordées à des dizaines d’industries, doivent aussi être plus transparentes. Les citoyennes et citoyens sont en droit de savoir ce qui se trouve dans l’air qu’ils respirent et le sol autour de leur résidence.

Il faut souligner l’engagement des médecins qui ont assumé leur responsabilité sociale dans ce dossier, en dénonçant publiquement ces menaces à la santé de la population qu’ils desservent.

La tournée des pôles en santé que j’ai entreprise il y a quelques semaines m’amènera d'ailleurs en Abitibi prochainement. J’aurai l’occasion de rencontrer certains de ces médecins sonneurs d’alarme. Ma tournée me conduira aussi à Rimouski, Puvirnituq, Gatineau, Saint-Jérôme et Trois-Rivières.

Améliorer l’accès à la pilule abortive

L’accès à l’avortement, ici et ailleurs, a suscité plusieurs débats et réactions au cours de l’été. À l’écoute des préoccupations des médecins et des groupes citoyens, nous avons priorisé l’actualisation des règles touchant la pilule abortive, un travail amorcé au Collège depuis janvier dernier, afin d’en améliorer l’accès dans les meilleurs délais. Nous continuons d’analyser d’autres aspects de ce dossier, notamment l’offre de formation optionnelle aux médecins qui voudraient acquérir les connaissances et les compétences requises à la prescription de ce traitement.

La mission du Collège est de protéger le public en offrant une médecine de qualité. Cela implique de veiller à ce que ses règles reflètent les avancées de la science, les données probantes et l’évolution de la société.

Nous saluons les patients et les médecins qui y contribuent.